Décès chasseurs Gabion : circonstances et informations

Damien

Décès chasseurs Gabion : circonstances et informations

Der Artikel in Kürze

Deux jeunes chasseurs sont décédés dans leur gabion à Saint-Fromond en janvier 2025.

  • Le drame : Deux chasseurs de 20 et 21 ans retrouvés en arrêt cardio-respiratoire le 22 janvier dans les marais du Cotentin
  • La cause : Intoxication au monoxyde de carbone avec des taux dix fois supérieurs à la dose létale
  • L’origine : Eine motopompe thermique utilisée dans l’espace clos du gabion pour évacuer l’eau
  • La prévention : Privilégier les équipements électriques, installer des détecteurs de CO et assurer une ventilation permanente
  • L’enquête : Le procureur confirme la piste accidentelle, aucune intervention d’un tiers constatée

Je tiens une armurerie depuis maintenant quinze ans, et croyez-moi, j’ai vu passer des centaines de chasseurs passionnés. Mais certaines nouvelles vous glacent le sang, même quand vous pensez avoir tout vu. Le drame qui s’est produit à Saint-Fromond fin janvier 2025 restera gravé dans ma mémoire comme l’un des accidents de chasse les plus tragiques et les plus évitables que j’ai connus. Deux jeunes chasseurs de 20 et 21 ans, originaires de La Meauffe et du Hommet-d’Arthenay, ont perdu la vie dans leur gabion. Quand on parle du décès chasseurs Gabion, on touche à quelque chose qui me révolte profondément : un accident qui aurait pu être évité avec les bonnes précautions. Je veux vous raconter ce qui s’est passé, non pas pour dramatiser, mais pour qu’on tire tous les leçons de ce drame absurde.

Les circonstances du drame dans les marais du Cotentin

Une soirée de chasse qui tourne au cauchemar

Le 22 janvier 2025 en soirée, deux jeunes passionnés de chasse au gibier d’eau avaient passé la journée dans un gabion situé dans les marais du Cotentin et du Bessin. Pour ceux qui ne connaissent pas, un gabion c’est un abri enterré où les chasseurs attendent patiemment leur gibier, souvent pendant des heures. C’est un espace clos, généralement humide, et c’est précisément ce point qui va se révéler fatal. Vers 21 heures, les familles commencent à s’inquiéter : aucune nouvelle des deux jeunes hommes. L’alerte est donnée rapidement.

Les sapeurs-pompiers de Saint-Jean-de-Daye arrivent sur place et découvrent une scène déchirante. Les deux chasseurs sont retrouvés inanimés, en arrêt cardio-respiratoire. Malgré toutes les tentatives de réanimation, il n’y a plus rien à faire. Les secours ne peuvent que constater leur décès. Dans ma boutique, j’ai vu le lendemain plusieurs chasseurs locaux complètement abattus par cette nouvelle. La communauté était sous le choc.

L’enquête menée par la gendarmerie

Le parquet de Coutances ouvre immédiatement une enquête pour recherche des causes de la mort. La gendarmerie de Saint-Jean-de-Daye prend l’affaire en main. Le 24 janvier, l’unité médico-judiciaire de Saint-Lô réalise un examen des corps qui écarte rapidement toute intervention d’un tiers. Le procureur Gauthier Poupeau confirme la piste accidentelle dès le début de l’investigation. Aucune infraction pénale n’est relevée à ce stade.

Je me souviens d’une situation similaire il y a quelques années avec un client qui utilisait un réchaud au gaz dans son poste de chasse. Je l’avais littéralement engueulé en lui expliquant les risques. Il m’avait regardé comme si j’exagérais. Aujourd’hui, il me remercie encore d’avoir insisté lourdement.

Le contexte géographique et local

Saint-Fromond, petite commune située dans le parc naturel des marais du Cotentin, est un territoire de chasse prisé. Le maire Dominique Quinette précise que les victimes venaient des communes avoisinantes. Ces marais attirent de nombreux chasseurs de gibier d’eau chaque saison. La communauté locale de chasseurs est particulièrement soudée dans cette région rurale proche de Saint-Lô.

Element Information
Date du drame 22 janvier 2025
Localisation Saint-Fromond (Manche)
Âge des victimes 20 et 21 ans
Art der Jagd Gibier d’eau en gabion
Origine La Meauffe et Le Hommet-d’Arthenay

Une intoxication mortelle au monoxyde de carbone

Des analyses révélant des taux extrêmement élevés

Le samedi 25 janvier 2025, le procureur Gauthier Poupeau lève le voile sur la cause exacte du décès chasseurs Gabion. Les analyses sanguines sont sans appel : intoxication au monoxyde de carbone avec des taux au moins dix fois supérieurs à la dose létale. Dix fois, vous vous rendez compte ? C’est absolument effarant. Dans mon armurerie, je m’occupe évidemment des armes, mais je considère que ma responsabilité va bien au-delà. J’ai systématiquement affiché depuis cette tragédie des consignes de sécurité concernant les équipements thermiques.

Le monoxyde de carbone est un tueur silencieux : inodore, incolore, indolore. Vous ne sentez rien, vous ne voyez rien, et soudain vous perdez connaissance. C’est probablement ce qui est arrivé à ces deux jeunes.

La motopompe thermique en cause

L’enquête révèle qu’une motopompe de relevage à moteur thermique était utilisée pour évacuer l’eau du gabion. On retrouve cet équipement dans la hutte de chasse, à proximité des corps. Voilà le problème majeur : faire tourner un moteur thermique dans un espace clos et mal ventilé. Les gaz d’échappement n’ont aucune possibilité de s’évacuer correctement. Le gabion devient alors une chambre à gaz mortelle.

Quand je forme de jeunes chasseurs, j’insiste toujours sur trois règles d’or en matière d’équipement dans les postes de chasse fermés :

  • Jamais de moteur thermique en fonctionnement dans un espace clos ou semi-clos
  • Privilégier les équipements électriques sur batterie pour le pompage ou l’éclairage
  • Assurer une ventilation permanente même en période de froid intense
  • Installer des détecteurs de monoxyde de carbone dans tout abri où vous passez plusieurs heures

Une tragédie qui aurait pu être évitée

Ce qui me met en colère, c’est que ce drame aurait totalement pu être évité. Une motopompe électrique aurait fait exactement le même travail sans aucun danger. Ou simplement sortir la pompe thermique à l’extérieur avec une durite pour évacuer l’eau. La Fédération Nationale des Chasseurs a publié un communiqué sur Facebook exprimant une immense tristesse. Toute la communauté des chasseurs normands était en deuil face à cette perte de deux passionnés si jeunes.

Les leçons à retenir absolument

Écoutez-moi bien : je ne veux pas que vous considériez cet article comme une simple info tragique à lire et oublier. Cette histoire doit vous marquer. Ces deux jeunes chasseurs ne reviendront pas, mais leur mémoire peut servir à sauver d’autres vies. Depuis ce drame, j’ai changé ma façon de communiquer avec mes clients. Je ne vends plus simplement des fusils et des munitions, je transmets une culture de sécurité globale.

Les familles et proches des victimes sont dévastés. Imaginez perdre votre fils de vingt ans dans des circonstances aussi absurdes. La Fédération Nationale des Chasseurs appelle tous les passionnés à se recueillir pour honorer la mémoire de ces jeunes disparus bien trop tôt. Mais au-delà du recueillement, j’appelle chacun d’entre vous à vérifier votre équipement, à investir dans des détecteurs, à privilégier l’électrique. Votre passion pour la chasse ne doit jamais mettre votre vie en danger.

Pour approfondir vos connaissances sur le matériel de chasse et les équipements de sécurité, je vous invite à consulter le Waffenwiki.

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