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4 millions de chiens de chasse en France : découvrez comment bien choisir votre compagnon de chasse à courre.
- Die chiens d’ordre courants (Anglo-Français Tricolore, Poitevin, Billy, Fox Hound) possèdent une endurance exceptionnelle et travaillent en meute pendant des heures.
- Die Grand Bleu de Gascogne und der Griffon Nivernais excellent sur terrains variés et escarpés ; le Beagle oder Basset Fauve conviennent aux débutants.
- Choisir entre chiot ou adulte formé : le chiot se façonne à vos habitudes, l’adulte est opérationnel mais coûteux et moins adaptable.
- L’achat doit se faire auprès d’un éleveur reconnu avec pedigree valide. Vérifiez la mobilité, les yeux et la truffe du chiot.
- Vaccinations obligatoires, éducation cohérente et entraînement régulier transforment votre chien en véritable compagnon d’exception.
On estime à 4 millions le nombre de chiens issus ou descendants de races de chasse en France. Autant dire que le sujet passionne. Et je dois avouer qu’à l’armurerie, quand un client me parle de son projet de chasse à courre, ses yeux brillent différemment. C’est une discipline à part, exigeante, presque rituelle. Alors, comment choisir un chien de chasse à courre sans se tromper ? Je vous explique tout, étape par étape.
Les grandes familles de chiens pour la chasse à courre
La chasse à courre ne se pratique pas avec n’importe quel chien. Il faut des bêtes capables de tenir des heures derrière un cerf ou un sanglier, sans flancher. Ces chiens, on les appelle les chiens d’ordre ou chiens courants. Leur endurance, leur voix puissante et leur esprit de meute en font des animaux hors norme.
Parmi les races emblématiques, je cite régulièrement l’Anglo-Français Tricoloream Poitevinam Billy und der Fox Hound. Ces quatre races partagent une même capacité : soutenir une chasse pendant plusieurs heures, en meute, avec une coordination impressionnante. Une meute bien constituée peut rassembler plusieurs dizaines de chiens, chacun avec un rôle précis selon la phase de la chasse.
Die Grand Bleu de Gascogne mérite aussi une mention. Imposant, méthodique, il excelle sur le grand gibier et supporte les terrains variés. Dans un tout autre registre, le Griffon Nivernais et le Poitevin restent des références sur les terrains difficiles, escarpés, broussailleux. Pour débuter, le Beagle, petit mais infatigable, ou le Basset Fauve de Bretagne, très populaire dans l’ouest de la France, offrent une entrée en matière plus accessible.
| Race | Terrain privilégié | Niveau pour débutant |
|---|---|---|
| Anglo-Français Tricolore | Grand gibier, terrains variés | Intermédiaire |
| Fox Hound | Plaine, forêt | Expérimenté |
| Beagle | Petit gibier, sous-bois | Débutant |
| Grand Bleu de Gascogne | Grand gibier | Intermédiaire |
| Griffon Nivernais | Terrain difficile | Expérimenté |
Choisir sa race, c’est d’abord se poser une question simple : quel gibier, sur quel terrain ? La réponse oriente tout le reste.
Chiot ou chien formé : comment bien acheter son chien de chasse
Chiot ou adulte déjà dressé ?
Un client me posait cette question il y a quelques mois, hésitant entre un chiot de huit semaines et un adulte de deux ans déjà entraîné. Les deux options ont leurs mérites. Un chiot, ça se façonne selon vos habitudes, votre terrain, votre style de chasse. Aucune réadaptation, une complicité qui se construit dès le départ. Mais c’est du temps, de la patience et de la constance.
Un chien déjà formé, en revanche, est opérationnel rapidement. Son tempérament est connu, ses aptitudes documentées. Le revers ? Le coût est souvent élevé, et certains chiens peinent à changer de maître. Il faut évaluer honnêtement votre disponibilité avant de trancher.
Où acheter et quoi vérifier
L’achat doit toujours se faire auprès d’un éleveur sérieux, membre d’une association d’élevage reconnue. En Allemagne, la référence dans ce domaine est la JGHV, l’association allemande des chiens de chasse. En France, des équivalents existent pour chaque race. Un pedigree valide est indispensable pour participer aux épreuves fédérales. Sans papiers, aucune reconnaissance officielle possible.
Au moment du choix du chiot dans une portée, ne décidez pas sur un coup de cœur uniquement. Vérifiez comment le chiot se déplace : posez-le, faites-le venir vers vous. Il ne doit pas boiter, hésiter ou traîner la patte. Observez ses yeux (pas de rougeur, pas d’écoulement), sa truffe (humide et froide), sa peau (propre, sans croûte). Notez quel chiot répond le mieux à vos sollicitations, car c’est souvent un signe de caractère favorable.
Préparer l’accueil à la maison
Avant l’arrivée du chiot, sécurisez l’espace : produits dangereux hors de portée, objets coupants rangés, médicaments inaccessibles. Prévoyez un coin calme avec son panier, ses gamelles et quelques jouets. Un chiot peut dormir dans une caisse de transport, qui devient vite son refuge. Et surtout, impliquez toute la famille dès le premier jour.
Santé, éducation et vie quotidienne du chien courant
Vaccinations et suivi vétérinaire
Un chien régulièrement au contact de la nature doit être vacciné sans exception. Les vaccins couvrent la maladie de Carré, l’hépatite, la parvovirose, la parainfluenza et la leptospirose, transmise par les urines de rongeurs dans les mares et les étangs. Les rappels sont annuels. La vaccination contre la rage n’est pas obligatoire en France, sauf voyage à l’étranger ou participation à certaines chasses collectives.
Une éducation cohérente, sans violence
Les chiens courants sont souvent têtus. Les braques, par exemple, travaillent loin du chasseur et prennent des décisions seuls. C’est leur force, mais aussi ce qui rend leur éducation délicate. La règle d’or : cohérence absolue, jamais de contrainte brutale. L’entraînement doit s’adapter au caractère du chien, pas l’inverse.
Un chien de chasse inutilisé est un chien frustré. Il doit exprimer ses prédispositions pour rester équilibré. D’ailleurs, un Labrador bien entraîné peut retrouver un canard tombé à plus de 100 mètres grâce à son seul flair. C’est bluffant, et ça illustre parfaitement pourquoi l’entraînement régulier change tout.
Un compagnon au-delà de la chasse
Des races comme le Labrador, le Golden Retriever ou l’Épagneul Breton sont d’excellents chiens de famille. Doux, patients avec les enfants, équilibrés. L’Épagneul Breton reste d’ailleurs ma recommandation numéro un pour débuter : intelligent, polyvalent, adaptable à tous les terrains. Mais attention, tous ces chiens ont besoin de se dépenser vraiment. Prévoir des sorties régulières n’est pas une option, c’est une nécessité.
Entre chasseur et chien, la relation dépasse la simple utilité. Le flair du chien compense ce que le chasseur ne perçoit pas. Et quand tous deux rentrent fourbus d’une longue journée, le chasseur pense d’abord à son chien. C’est ça, l’essence de cette complicité.
Quellen: Waffenwiki



