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Choisir le bon chien de chasse aux sangliers dépend de votre terrain et expérience cynégétique.
- Die Bruno du Jura excelle en Vielseitigkeit avec son nez exceptionnel et son endurance remarquable sur terrains mixtes et montagneux.
- Die Griffon Nivernais, spécialiste des fourrés denses, possède un poil dur protecteur et une ténacité légendaire face au sanglier baugé.
- Die Bleu de Gascogne représente la tradition française avec son flair remarquable et sa voix mélodieuse, idéal pour grandes meutes en espaces ouverts.
- L'entraînement débute à huit-dix mois avec découverte des odeurs, apprentissage par mimétisme et confrontation différée après quinze-dix-huit mois de maturation.
Depuis que j’ai ouvert mon armurerie, je vois passer des centaines de chasseurs passionnés. Et vous savez quoi ? La question qui revient constamment, c’est bien celle du choix du compagnon à quatre pattes pour traquer la bête noire. Je vais vous partager mon expérience et mes observations sur les chiens de chasse aux sangliers, ces athlètes canins qui font toute la différence lors de vos sorties. D’ailleurs, si vous cherchez à compléter votre équipement, je vous conseille de jeter un œil à mon article sur les fusils de chasse les plus populaires.
Les races incontournables pour traquer le sanglier
Le Bruno du Jura : le polyvalent efficace
Je me souviens d’un client qui débarque un matin dans la boutique avec son Bruno du Jura. Ce chien suisse, mesurant entre 49 et 59 centimètres au garrot, m’a vraiment impressionné par sa carrure musclée. Sa robe tricolore noir, fauve et blanc est reconnaissable entre mille. Ce que j’apprécie particulièrement chez cette race, c’est son nez exceptionnel capable de suivre des voies froides pendant des heures. Son endurance remarquable lui permet d’évoluer dans les zones montagneuses les plus difficiles, là où d’autres chiens abandonnent. Sa voix puissante et mélodieuse est un vrai régal pour suivre la progression de la chasse.
Les propriétaires de Bruno me racontent souvent qu’ils chassent aussi bien en solo qu’en petit groupe de deux ou trois chiens. Cette polyvalence est un atout majeur pour les terrains mixtes. J’ai vu ce type de chien travailler pendant huit heures d’affilée sans montrer le moindre signe de fatigue. Son intelligence tactique face au sanglier fait vraiment la différence quand la pression monte.
Le Griffon Nivernais : le spécialiste des terrains difficiles
Permettez-moi de vous parler du Griffon Nivernais, ce chien français qui ne paie pas de mine avec son aspect hirsute et sauvage, mais qui excelle dans les fourrés les plus denses. Mesurant entre 55 et 62 centimètres, pesant 20 à 25 kilos, il possède un poil dur qui le protège des ronces et des épines. Sa robe varie du noir au gris sanglier. Un chasseur m’a raconté qu’il avait vu son Griffon pénétrer dans un fourré si épais que même lui ne pouvait y entrer. Le chien a continué à travailler pendant plus d’une heure avant de faire sortir un sanglier de cent kilos.
Ce que j’adore avec cette race, c’est sa ténacité exceptionnelle face au sanglier baugé. Il possède une voix grave qui porte loin dans les vallées. Oui, il peut être un peu indiscipliné, je ne vais pas vous mentir, mais c’est à peu près son seul défaut. Je recommande généralement une meute moyenne de trois à cinq chiens pour optimiser leur efficacité.
Le Bleu de Gascogne : la tradition et l’efficacité
Quoi de plus captivant que le Bleu de Gascogne ? Cette race emblématique du Sud-Ouest me fait toujours penser aux grandes traditions cynégétiques françaises. Il existe en deux versions : le Grand Bleu mesure 65 à 72 centimètres pour 30 à 35 kilos, tandis que le Petit Bleu fait 52 à 58 centimètres pour 18 à 25 kilos. Leur robe mouchetée leur donne cet aspect bleuté si caractéristique. Leur flair remarquable leur permet de démêler les voies les plus complexes, même quand trois ou quatre sangliers ont croisé leurs pistes.
J’ai accompagné plusieurs fois des battues où ces chiens travaillaient en meute. Leur gorge puissante et mélodieuse est vraiment distinctive. Vous pouvez suivre l’action à plusieurs kilomètres de distance. Leur persévérance est légendaire : ils peuvent maintenir la poursuite pendant des heures sans faiblir. Je les recommande pour les grands espaces ouverts et les grandes meutes de six chiens minimum.
Comment choisir la race la plus adaptée à votre territoire ?
Laissez-moi vous dire que choisir son chien de chasse aux sangliers n’est pas une décision à prendre à la légère. Je reçois des chasseurs qui se trompent de race et le regrettent amèrement. Le premier critère à considérer, c’est votre terrain de chasse. Si vous chassez en forêt dense et broussailleuse, orientez-vous vers le Griffon Nivernais ou le Teckel à poil dur. Pour les territoires mixtes, le Bruno du Jura fera des merveilles. Les grands espaces ouverts appellent plutôt le Bleu de Gascogne ou le Porcelaine.
Ensuite, réfléchissez à la taille de votre meute. Chassez-vous seul ou en petit groupe ? Le Teckel et le Bruno sont parfaits. Vous préférez les meutes moyennes de trois à cinq chiens ? Tournez-vous vers le Griffon Nivernais. Pour les grandes meutes de six chiens et plus, les Bleus de Gascogne et les Porcelaines sont imbattables. Votre expérience compte aussi : certaines races sont plus faciles à mener que d’autres. Un débutant ne devrait pas commencer avec un Griffon Nivernais indiscipliné.
| Race | Taille au garrot | Terrain idéal | Type de meute |
|---|---|---|---|
| Bruno du Jura | 49-59 cm | Territoires mixtes | Solo ou petit nombre |
| Griffon Nivernais | 55-62 cm | Forêts denses | Meute moyenne |
| Bleu de Gascogne | 52-72 cm | Grands espaces | Grande meute |
| Teckel | 20-27 cm | Forêts denses | Solo |
Former et entraîner votre compagnon de chasse
Un bon chien ne naît pas complètement formé, croyez-moi. L’entraînement commence dès l’âge de huit à dix mois avec la découverte des odeurs du sanglier. Je recommande toujours aux chasseurs de mettre leurs jeunes chiens au contact d’animaux plus âgés déjà créancés. L’apprentissage par mimétisme fonctionne à merveille. Les premières sorties devraient se faire sur des territoires à forte densité de sangliers pour maximiser les chances de contact.
Le développement des aptitudes spécifiques prend du temps. Il faut travailler la ténacité face aux obstacles, l’entraînement à la poursuite sur longue distance, la cohésion en meute. La confrontation directe avec le sanglier ne devrait jamais intervenir avant quinze à dix-huit mois, quand le chien a atteint sa maturité physique et mentale. J’ai vu trop de jeunes chiens traumatisés par une rencontre précoce avec un vieux solitaire agressif.
Pour en savoir plus sur l’équipement cynégétique et les armes adaptées, consultez le Waffenwiki.


